Abdel Fattah el-Sisi a passé en revue les grands projets énergétiques en cours en Égypte, dans le cadre de la stratégie nationale visant à porter la part des énergies renouvelables à 45% du mix énergétique d’ici 2028.
Lors d’une réunion avec Mahmoud Esmat, les autorités égyptiennes ont fait le point sur plusieurs projets solaires, éoliens et de stockage d’énergie destinés à accélérer la transition énergétique du pays et réduire sa dépendance aux combustibles fossiles.
Parmi les projets présentés figure la deuxième phase du projet solaire « Obelisk » à Nag Hammadi, d’une capacité de 500 mégawatts, dont le raccordement au réseau national est prévu au cours du mois de mai.
Le ministre de l’Électricité a également évoqué le développement du complexe solaire de Minya, d’une capacité de 1.700 mégawatts, ainsi qu’un programme de stations de stockage énergétique dans les gouvernorats de Minya, Alexandrie et Qena, représentant une capacité totale de 4.000 mégawatts.
Dans l’éolien, le projet de parc de Ras Shoukeir, doté d’une capacité de 900 mégawatts, doit être connecté au réseau électrique national à partir de 2027.
Le gouvernement égyptien cherche à accélérer la diversification de ses sources énergétiques dans un contexte régional marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les pressions sur les marchés du gaz et des hydrocarbures.
Les autorités considèrent désormais les énergies renouvelables comme un levier stratégique de sécurité énergétique, avec pour objectif de limiter l’exposition du pays aux fluctuations des marchés internationaux et de renforcer la stabilité de l’approvisionnement électrique.
L’Égypte travaille également à la modernisation de son réseau national et au développement des capacités de stockage afin de mieux absorber la montée en puissance du solaire et de l’éolien, notamment durant les périodes de forte consommation.
À travers ces investissements, Le Caire entend consolider sa position parmi les principaux acteurs africains et régionaux de la transition énergétique et préparer les objectifs énergétiques fixés à l’horizon 2040.
Source: french.ahram.org.eg


