Le département de la Transition énergétique et la coopération allemande GIZ travaillent à la mise en place d’une étude visant à intégrer un dispositif avancé de suivi de la mobilité durable au sein du système national d’observation environnementale. L’objectif est de renforcer la gouvernance des données et d’accompagner la transition bas carbone du secteur des transports.
Ce projet s’inscrit dans la continuité du partenariat entre le Maroc et l’Allemagne autour de la transition écologique, qui couvre plusieurs domaines, dont les énergies renouvelables, la gestion de l’eau et la gouvernance environnementale. Il vise à doter le pays d’un système capable de collecter, analyser et exploiter les données liées aux déplacements et à leur impact environnemental.
L’enjeu est de renforcer les capacités nationales de suivi et d’aide à la décision, en s’appuyant sur des outils de monitoring plus avancés. Le futur dispositif doit permettre d’améliorer la qualité des indicateurs environnementaux et d’intégrer la mobilité durable comme levier structurant des politiques publiques.
Dans ce cadre, la mobilité est identifiée comme un secteur particulièrement stratégique. Elle représente 38% de la consommation énergétique nationale, dépend fortement des carburants fossiles importés et contribue à environ 30% des émissions de CO₂. Cette situation renforce la nécessité d’un pilotage plus fin des politiques de transport et de mobilité.
Le projet s’inscrit également dans le cadre du programme de coopération maroco-allemande « Mobilité durable sur la base des énergies renouvelables au Maroc – DKTI VI », appuyé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. Il accompagne les orientations du Nouveau modèle de développement et de la stratégie nationale de développement durable.
Au-delà de l’outil technique, le futur observatoire est conçu comme un instrument de veille et d’analyse au service des politiques publiques. Il devra permettre de suivre l’évolution des impacts environnementaux liés aux transports et d’orienter les décisions vers des systèmes de mobilité plus durables, inclusifs et performants.
Avec Le Matin


