Le Maroc accélère fortement le développement du dessalement pour sécuriser son approvisionnement en eau. Selon le ministère de l’Équipement et de l’Eau, le pays dispose déjà de 17 stations en activité, représentant une capacité annuelle de 410 millions de m³, à laquelle viendront s’ajouter de nouvelles infrastructures en cours de réalisation et en projet.
Quatre stations sont actuellement en construction et devraient fournir 447 millions de m³ supplémentaires. En parallèle, 11 projets, dont plusieurs extensions, sont programmés afin de renforcer les capacités existantes et accompagner la hausse des besoins en eau potable, industrielle et agricole.
Parmi les installations majeures, la station de Jorf Lasfar affiche une capacité de 220 millions de m³ destinés à l’industrie, complétée par 10 millions de m³ pour l’eau potable. Safi suit une configuration similaire avec 55 millions de m³ pour l’industrie et 100 millions pour l’alimentation en eau potable.
D’autres sites contribuent à l’effort national. À Agadir, la première phase produit plus de 100 millions de m³ par an pour l’eau potable et l’irrigation. Laâyoune, Al Hoceïma, Boujdour ou encore Sidi Ifni participent également à cette montée en puissance, avec des capacités adaptées à leurs besoins locaux.
Le chantier le plus structurant reste celui de Casablanca, avec une capacité prévue de 300 millions de m³ annuels pour l’eau potable et l’irrigation. À Dakhla, une nouvelle station doit fournir 37 millions de m³, tandis que les extensions de Jorf Lasfar et de Safi viendront consolider l’offre existante.
Les projets programmés confirment cette dynamique. La future station de Souss-Massa atteindra à elle seule 350 millions de m³, devenant la plus importante du pays. Rabat et l’Oriental suivront avec des capacités de 300 millions de m³ chacune, tandis que Tanger, Guelmim-Tan-Tan ou encore Boujdour renforceront l’approvisionnement à l’échelle régionale.
À l’horizon 2027, la capacité nationale de dessalement devrait dépasser le milliard de m³ par an. Elle atteindrait 1,6 milliard en 2028, pour franchir le seuil de 1,7 milliard à l’horizon 2030.
Cette montée en puissance traduit un choix stratégique clair: faire du dessalement un pilier du mix hydrique national, capable de répondre aux tensions croissantes liées au stress hydrique tout en soutenant le développement économique.
Avec Le360


