Le Maroc poursuit sa transformation énergétique. Le Programme de développement des réseaux de transport d’électricité et d’électrification rurale (PDRTE-ER) affiche des résultats en nette progression, avec près de 1.000 villages électrifiés et une part des énergies renouvelables portée à 45,5%.
Piloté par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), ce programme combine extension du réseau, inclusion territoriale et transition énergétique.
Une électrification rurale quasi généralisée
Le programme a permis le raccordement de 937 villages, dépassant largement l’objectif initial fixé à 720 localités.
Près de 20.000 foyers ont également été connectés, portant le taux d’électrification rurale à 99,91%, un niveau proche de la couverture totale.
Ces résultats reposent sur un important déploiement d’infrastructures, avec plus de 1.200 km de lignes moyenne tension, près de 3.900 km de lignes basse tension et plusieurs centaines de postes de transformation.
L’accès à l’électricité contribue ainsi à améliorer les conditions de vie, tout en favorisant le développement d’activités économiques dans les zones rurales.
Un réseau renforcé pour accompagner la transition
Sur le volet transport, le programme a permis la construction de nouvelles lignes haute tension et d’infrastructures stratégiques, renforçant la stabilité du réseau national.
Cette montée en puissance facilite l’intégration des énergies renouvelables, dont la part dans la capacité installée atteint désormais 45,5%, contre un peu moins de 34% au lancement du programme.
Parallèlement, la capacité du système électrique a été renforcée, permettant de mieux répondre à la demande et de sécuriser l’approvisionnement, notamment pour les secteurs industriels.
Un impact économique direct
Au-delà des performances techniques, le programme génère des retombées économiques. Plusieurs centaines d’emplois ont été créés, tant permanents que temporaires, notamment dans les secteurs de l’énergie et du bâtiment.
Le développement des infrastructures électriques contribue également à attirer des investissements et à soutenir l’activité économique dans les مناطق desservies.
Quelques retards maîtrisés
Le programme enregistre toutefois un retard ponctuel sur un projet de ligne haute tension, lié à des contraintes techniques et contractuelles.
Des mesures correctives ont été engagées afin de limiter l’impact sur le calendrier global, avec une échéance fixée à 2028 pour la finalisation du programme.
Une transformation structurelle du secteur
Dans l’ensemble, le PDRTE-ER illustre une évolution profonde du modèle énergétique marocain. Il combine extension de l’accès à l’électricité, renforcement du réseau et montée en puissance des énergies renouvelables.
Cette dynamique rapproche le Maroc d’un système énergétique plus résilient, plus inclusif et plus durable, tout en consolidant son attractivité auprès des investisseurs et des partenaires internationaux.
Avec Les Inspirations Eco



