Le Maroc dispose, en 2024, de 4.215 hectares d’oliveraies conduites selon les normes de l’agriculture biologique, selon Le Monde de l’agriculture organique, rapport de référence publié par l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) et la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique (Ifoam). Ces données confirment l’ancrage progressif du Royaume dans les dynamiques mondiales de l’oléiculture durable.

Le document précise que l’olivier cultivé selon les standards biologiques représente désormais 7,2 % de la superficie mondiale dédiée à cette espèce. Parallèlement, 72.760 hectares supplémentaires sont actuellement engagés dans un processus de conversion vers le mode de production biologique, traduisant une évolution qualitative des pratiques agricoles à l’échelle internationale.

Dans le classement des pays, l’Espagne arrive en tête des surfaces d’oliveraies biologiques, suivie de l’Italie et de la Tunisie, puis du Portugal, de la Turquie et de l’Argentine. Le Maroc figure pour sa part parmi les quinze principaux pays recensés, aux côtés notamment de la France, de la Palestine, de la Chine, de la Croatie, de Chypre, de l’Égypte, du Chili et de l’Azerbaïdjan.

Le rapport met en évidence une forte concentration européenne des oliveraies écologiques, le continent regroupant la majorité des surfaces certifiées au niveau mondial, devant l’Afrique. C’est dans ce cadre que s’inscrit la superficie déclarée par le Maroc, qui consolide ainsi sa place dans la cartographie internationale de l’oléiculture biologique.

L’étude souligne également de grandes disparités nationales dans la part relative des oliveraies conduites en agriculture biologique. Elle relève que 19 % de la superficie oléicole italienne est certifiée bio, contre 11 % en Espagne. La France se distingue avec la part relative la plus élevée, puisque 39 % de sa superficie totale d’oliviers relève du mode de production biologique.

Établies conjointement par le FiBL et l’Ifoam, ces données offrent une lecture précise des équilibres actuels de l’oléiculture biologique dans le monde. Elles confirment que, sans figurer parmi les tout premiers producteurs en volume, le Maroc s’inscrit désormais de manière visible et structurée dans le mouvement mondial de transition vers des pratiques agricoles plus durables, notamment dans une filière stratégique pour son agriculture et ses exportations.

Avec Barlamane

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