Le Maroc a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa stratégie nationale de l’hydrogène vert. Le jeudi 5 février 2026 à Rabat, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a procédé à la signature de contrats préliminaires de réservation foncière avec de nouveaux investisseurs nationaux et internationaux, ouvrant la voie au lancement concret de projets d’envergure dans les provinces du Sud du Royaume.

Cette rencontre, tenue en présence de Tarik Moufaddal, directeur général de MASEN, a officialisé la sélection de cinq projets stratégiques dont les dossiers ont été validés par le comité de pilotage. Les investisseurs retenus bénéficieront d’assiettes foncières publiques destinées au déploiement d’infrastructures intégrées couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’hydrogène vert.

Au-delà de leur dimension énergétique, ces projets s’inscrivent dans la vision de souveraineté énergétique portée par les hautes orientations royales. À cette occasion, Aziz Akhannouch a souligné que ce chantier constitue un « tournant décisif » pour le pays, fondé sur la valorisation de ressources naturelles abondantes, notamment le solaire et l’éolien, et sur le développement de compétences nationales capables d’accompagner cette transformation industrielle.

Le gouvernement met en avant une méthodologie de sélection qualifiée de scientifique et transparente. Celle-ci vise à garantir que les projets retenus présentent un caractère structurant, tant en termes de capacité de production que d’intégration industrielle, et qu’ils contribuent réellement aux objectifs de rentabilité énergétique et de création de valeur. Des mécanismes de suivi sont également prévus afin de s’assurer que le foncier public réservé soit exploité de manière optimale et conforme aux engagements contractuels.

Cette avancée s’inscrit dans le cadre de « l’Offre Maroc », un dispositif destiné à positionner le Royaume comme une destination de référence pour les investissements dans les énergies propres. En proposant un cadre incitatif et sécurisé, les autorités cherchent à attirer les leaders mondiaux du secteur et à bâtir des partenariats équilibrés, capables de faire du Maroc un exportateur majeur d’énergie décarbonée, en particulier vers le marché européen.

Avec la signature de ces contrats préliminaires, le Maroc passe d’une phase de planification stratégique à une phase opérationnelle. Pour les investisseurs, le Royaume apparaît comme un hub énergétique stable et compétitif. Pour le pays, ces projets représentent un levier de croissance industrielle durable, à la croisée de la transition énergétique, de la souveraineté économique et de la diplomatie verte.

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