Le Maroc et l’Arabie saoudite poursuivent le renforcement de leur coopération dans le secteur minier. La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, s’est entretenue mercredi à Riyad avec le ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales, Bandar bin Ibrahim Al-Khorayef, en marge de la cinquième Conférence minière internationale, organisée du 13 au 15 janvier dans la capitale saoudienne.

Selon l’agence MAP, cette rencontre a permis de faire le point sur l’état d’avancement des différents volets de la coopération bilatérale dans le domaine des ressources minérales. Les deux responsables ont souligné que cette collaboration s’appuie sur un mémorandum d’entente déjà opérationnel, dont la mise en œuvre a donné lieu à plusieurs réunions de coordination entre les équipes techniques des deux pays.

Minéraux critiques et montée en compétences

Au cœur des échanges figurait l’approfondissement du partenariat dans les minéraux stratégiques et critiques, devenus un enjeu central dans les chaînes de valeur industrielles mondiales, notamment pour la transition énergétique et les technologies bas carbone. Les discussions ont également porté sur les programmes de formation et de développement des compétences, considérés comme un levier essentiel pour accompagner la montée en gamme du secteur minier dans les deux pays.

Les deux ministres ont, par ailleurs, mis l’accent sur l’intégration accrue des technologies avancées tout au long de la chaîne de valeur minière, depuis l’exploration jusqu’à la transformation, afin d’améliorer la productivité, la traçabilité et la compétitivité des activités minières.

Digitalisation et innovation au cœur des priorités

La transformation numérique du secteur a constitué un autre axe majeur de la rencontre. Les responsables ont insisté sur l’importance du déploiement de solutions digitales et de l’automatisation des processus miniers, dans une perspective d’optimisation des performances, de réduction des coûts et de renforcement des standards environnementaux et de sécurité.

Dans ce cadre, la recherche scientifique et l’innovation ont été identifiées comme des piliers structurants du partenariat. Une attention particulière a été accordée au développement des services miniers, perçus comme un vecteur clé de création de valeur ajoutée et de diversification économique.

Coordination technique et attractivité des investissements

Les deux parties ont enfin convenu de maintenir une coordination étroite entre leurs équipes techniques, afin d’assurer une mise en œuvre effective des orientations définies. Cette coopération vise notamment à renforcer l’accompagnement du secteur privé, stimuler les investissements et encourager les partenariats entre établissements de formation, centres de recherche et structures d’ingénierie spécialisées dans les métiers miniers.

À travers ces échanges, Rabat et Riyad confirment leur volonté de positionner la coopération minière comme un axe stratégique de leur partenariat économique, dans un contexte mondial marqué par la montée en puissance des enjeux liés aux ressources critiques et à la transition énergétique.

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