Le panorama 2026 de l’Institut marocain des administrateurs montre une progression du reporting, mais une intégration encore inégale de la durabilité dans la gouvernance.
Parmi les 95 émetteurs faisant appel public à l’épargne étudiés au titre de 2025, 42 % communiquent leurs émissions de gaz à effet de serre, contre 32 % un an auparavant. La part des entreprises disposant d’un comité ESG atteint 20 %, après 17 % en 2024 et 6 % en 2023.
Les femmes occupent en moyenne 31 % des sièges dans les conseils d’administration, contre 29 % en 2024. Près de 65 % des émetteurs comptent au moins 30 % de femmes administratrices.
Seuls 13 % des émetteurs communiquent cependant un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Quatre entreprises sur cinq restent dépourvues de comité ESG malgré les obligations de transparence qui encadrent les sociétés concernées.
Depuis la circulaire 03/19 de l’Autorité marocaine du marché des capitaux, les émetteurs doivent publier des informations environnementales, sociales et de gouvernance. L’AMMC et la Société financière internationale ont également évalué la conformité et la qualité des publications couvrant la période 2021-2023.
Les exportateurs sont soumis à une pression supplémentaire depuis l’entrée en vigueur définitive du Mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières le 1er janvier 2026. Le dispositif concerne notamment certains produits du ciment, de l’acier, de l’aluminium, des engrais, de l’électricité et de l’hydrogène.
Les PME disposent de moins de ressources pour réaliser un bilan carbone, suivre leurs indicateurs ou obtenir des certifications. Un mémorandum signé en mai 2025 par Maroc PME et la CGEM prévoit de promouvoir la responsabilité sociétale, le Label PME Responsable et des programmes d’accompagnement.
Avec « Les Inspirations ÉCO »


