La transition écologique ne créera des emplois que si les idées trouvent un chemin vers l’expérimentation et le marché. L’appel à projets 2026 du programme Cleantech Maroc ouvre précisément cette porte aux auto-entrepreneurs, aux startups et aux très petites entreprises, autour de quatre besoins concrets.
Selon l’avis publié le 9 octobre par Tanmia, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable lance la deuxième phase du Programme d’appui à l’innovation dans les technologies propres et les emplois verts au Maroc. Le dispositif bénéficie du soutien de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel et du Fonds pour l’environnement mondial.
Quatre domaines sont ouverts aux candidatures
Les projets doivent proposer des solutions innovantes dans la valorisation des déchets, l’utilisation rationnelle de l’eau, l’efficacité énergétique ou les énergies renouvelables. Le cadrage relie ainsi l’innovation à des usages identifiables plutôt qu’à une notion générale de développement durable.
Pour le consommateur, ces domaines touchent directement la gestion des ressources, la consommation d’énergie et le traitement des déchets. Pour le porteur de projet, ils délimitent clairement le terrain sur lequel la candidature doit démontrer son utilité.
Auto-entrepreneurs, startups et TPE peuvent postuler
L’appel s’adresse aux auto-entrepreneurs, aux startups et aux très petites entreprises. Les candidats doivent consulter le règlement puis remplir le formulaire prévu par le programme.
La date limite est fixée au 9 novembre 2026. Le délai devient donc l’information centrale pour les intéressés : une bonne idée qui n’est pas déposée selon le calendrier et les conditions du règlement reste en dehors du dispositif.
Le passage de l’innovation à l’emploi reste le véritable test
Le programme associe dans son intitulé technologies propres et emplois verts. Cette articulation fixe l’enjeu : la solution ne doit pas seulement répondre à un problème environnemental, elle doit aussi pouvoir soutenir une activité économique portée par de petites structures.
Mais l’appel à projets n’est encore qu’une première étape. Le résultat se mesurera à la capacité des candidatures retenues à transformer une solution en offre utilisable dans les déchets, l’eau ou l’énergie.
Pour rappel, les candidatures sont ouvertes jusqu’au 9 novembre. Les quatre domaines retenus — déchets, eau, efficacité énergétique et énergies renouvelables — concentrent l’appel sur des besoins déjà présents dans la vie quotidienne et dans les charges des ménages comme des entreprises.


