COVAD a renouvelé sa confiance à Mounir El Bari, réélu à la présidence de l’organisation pour un nouveau mandat couvrant la période 2026-2031. Cette reconduction a été actée lors de l’Assemblée Générale Élective tenue le 7 mai à Casablanca.
La rencontre a réuni les membres de la coalition, les opérateurs actifs dans la collecte, le tri, le recyclage et la valorisation des déchets, ainsi que plusieurs représentants institutionnels, économiques et associatifs impliqués dans les enjeux liés à l’économie circulaire au Maroc.
Des représentants du Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, du Ministère de l’Industrie et du Commerce, de AESVT, de AMEE ainsi que de ONEE Branche Eau ont également pris part aux travaux, illustrant la dimension transversale et partenariale du chantier de l’économie circulaire.
Cette réélection s’inscrit dans la continuité d’un premier mandat marqué par la structuration institutionnelle de COVAD et par le renforcement du dialogue public-privé autour des enjeux de valorisation des déchets au Maroc.
Sous la présidence de Mounir El Bari, la coalition a progressivement consolidé sa place dans l’écosystème national à travers l’élargissement de sa gouvernance interne, la création de commissions thématiques, le développement de partenariats nationaux et internationaux ainsi que la mise en place de mécanismes de transparence et de reporting vis-à-vis de ses membres.
Les représentants des ministères et partenaires présents ont salué les avancées réalisées durant ce premier mandat, tout en soulignant l’urgence d’accélérer la transition vers un modèle économique davantage fondé sur la circularité des ressources.
Dans un contexte marqué par les enjeux de souveraineté industrielle, de compétitivité, d’accès aux marchés internationaux et de finance climat, la gestion et la valorisation des déchets apparaissent désormais comme un levier stratégique de développement économique et territorial.
Les intervenants ont rappelé que le Maroc dispose aujourd’hui d’un cadre réglementaire et institutionnel relativement avancé pour accompagner cette transition. L’enjeu porte désormais sur l’exécution effective des dispositifs existants, notamment la mise en œuvre opérationnelle de la Responsabilité Élargie du Producteur, le développement de la réincorporation des matières recyclées dans les processus industriels ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle et de traçabilité.
La transition vers une économie circulaire suppose également le déploiement de mécanismes économiques et fiscaux incitatifs capables d’encourager le tri à la source, l’investissement dans les filières de valorisation et l’évolution des comportements des producteurs et des consommateurs.
Les échanges ont aussi mis en avant la nécessité d’une gouvernance territoriale intégrée permettant d’articuler les orientations nationales avec les réalités des communes, des régions et des bassins industriels et de consommation.
Pour ce nouveau mandat, COVAD entend poursuivre son rôle de plateforme de dialogue, de plaidoyer et de coordination afin d’accompagner la mise en œuvre concrète des politiques d’économie circulaire au Maroc. La coalition souhaite notamment renforcer son appui à la structuration des filières, à la remontée des problématiques du terrain et au développement de modèles de valorisation créateurs d’emplois, de valeur économique et de résilience territoriale.


