Le Maroc affirme son ambition de jouer un rôle de premier plan dans l’économie bleue durable, en s’appuyant sur une stratégie intégrée mêlant développement portuaire, valorisation des ressources marines et coopération internationale. Cette orientation a été mise en avant à l’occasion de la première édition du Salon International des Ports et de leur Écosystème (SIPORTS 2026), organisée à El Jadida.
Au cœur de cette vision, les ports sont considérés comme des leviers majeurs de développement économique, d’ouverture sur les marchés internationaux et de transition vers des modèles durables. Le Royaume inscrit ainsi le développement maritime comme un pilier structurant de son modèle de croissance.
Pour accompagner cette dynamique, une Commission nationale dédiée à l’économie bleue a été mise en place afin de coordonner les politiques publiques et de suivre les projets stratégiques. Cette démarche s’appuie également sur des investissements importants dans les infrastructures portuaires, avec des projets comme Tanger Med, Nador West Med ou encore le futur port de Dakhla Atlantique, destinés à renforcer le positionnement du Maroc comme plateforme logistique entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde.
Le secteur de la pêche maritime constitue un autre pilier essentiel. Le pays dispose d’un réseau étendu de ports et de points de débarquement, ainsi que d’une flotte diversifiée. Les volumes débarqués dépassent 1,4 million de tonnes, plaçant le Maroc parmi les principaux producteurs mondiaux et générant des recettes importantes à l’export, tout en assurant un volume significatif d’emplois.
Une feuille de route couvrant la période 2025-2027 vise à renforcer cette dynamique, avec pour objectif de concilier croissance économique, durabilité des ressources et développement des territoires littoraux.
Face aux défis environnementaux, notamment la surexploitation des ressources, la pollution et les effets du changement climatique, le Maroc renforce ses dispositifs de gouvernance. Cela passe par la planification maritime, la gestion encadrée des pêcheries, le développement de la traçabilité et la lutte contre les activités illicites.
La recherche scientifique et la protection des écosystèmes occupent également une place centrale, avec une gestion durable de la grande majorité des débarquements et un programme visant à étendre les aires marines protégées.
Sur le plan international, le Royaume poursuit une coopération active, notamment en Afrique, à travers des projets structurants destinés à renforcer les filières halieutiques et à améliorer les conditions de vie des communautés locales.
À travers cette approche globale, le Maroc entend consolider son positionnement comme acteur de référence d’une économie maritime à la fois performante, inclusive et durable.


