Le groupe chinois Dao Sheng Tian He (Daosheng Tianhe) a confirmé son projet d’implantation industrielle au Maroc, destiné à produire des matériaux pour l’industrie éolienne. Cette installation vise principalement le marché européen et s’inscrit dans la stratégie internationale du fabricant.
Le projet prévoit la création d’une filiale dans la zone industrielle accélérée de Nador, avec un investissement estimé à 3 millions de dollars.
Une production dédiée aux éoliennes
La future unité industrielle produira essentiellement des résines époxydes et des colles structurelles utilisées dans la fabrication des pales d’éoliennes.
Selon l’entreprise, la première phase du projet prévoit six lignes de production pour une capacité totale pouvant atteindre 50 000 tonnes par an.
La phase de conception et d’adaptation des équipements est actuellement en cours, tandis que les essais de production sont attendus début 2027.
Le Maroc comme plateforme d’exportation
Le choix du Maroc s’explique notamment par sa position géographique stratégique entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. L’entreprise souhaite utiliser le statut d’origine marocaine pour faciliter l’exportation de ses produits vers l’Europe.
Cette implantation permettra également de réduire les distances logistiques avec ses clients internationaux, en particulier les fabricants de turbines éoliennes.
Des avantages industriels et fiscaux
Le groupe souligne également les avantages compétitifs du Maroc, notamment le coût du foncier industriel, la disponibilité de la main-d’œuvre et les incitations fiscales proposées aux entreprises technologiques.
Parmi ces mesures figure notamment une exonération de l’impôt sur les sociétés pendant les cinq premières années d’activité dans certaines zones industrielles.
Une demande mondiale en forte croissance
Selon Daosheng Tianhe, la demande pour les matériaux destinés aux pales d’éoliennes reste soutenue, les grands fabricants de turbines cherchant à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement.
L’entreprise indique que ses produits ont déjà obtenu les certifications exigées par les principaux acteurs du secteur, ce qui devrait faciliter l’intégration de la future production marocaine dans les chaînes d’approvisionnement internationales.


