Après plusieurs années marquées par un stress hydrique sévère, les barrages du Maroc enregistrent une amélioration notable de leurs réserves. Porté par des pluies continues en ce début d’année 2026, le taux de remplissage global a dépassé le seuil de 42 %, un niveau qui n’avait plus été atteint à cette période depuis plusieurs années.
Selon les dernières données disponibles, le taux de remplissage des barrages s’établit à 42,5 %, représentant un volume d’environ 7,12 milliards de mètres cubes. Il s’agit du niveau le plus élevé observé depuis janvier 2021, année durant laquelle les retenues affichaient un taux de 44,4 % à la même période.
La comparaison avec les années récentes met en évidence l’ampleur de cette amélioration. En janvier 2025, le taux de remplissage ne dépassait pas 28 %. Il était de 23,22 % en janvier 2024, de 31,6 % en 2023 et de 34,2 % en 2022. Cette progression marque ainsi une rupture après sept années consécutives de déficit hydrique.
Cette reprise des réserves est directement liée aux précipitations enregistrées depuis la fin de l’année 2025, qui ont concerné une large partie du territoire national. Elle offre un répit bienvenu pour la gestion de l’eau, l’agriculture et l’alimentation en eau potable, dans un contexte où la pression sur les ressources hydriques s’était fortement accentuée.
À titre de référence historique, le niveau de remplissage le plus élevé jamais enregistré reste celui de janvier 2010, avec un taux de 87,3 %, consécutif à une année exceptionnellement pluvieuse. Si le niveau actuel demeure très en deçà de ce record, il constitue néanmoins un signal encourageant après plusieurs années de sécheresse prolongée.
Cette amélioration ne dissipe toutefois pas l’ensemble des défis liés à la gestion de l’eau. Les autorités restent appelées à poursuivre les efforts en matière de rationalisation de l’usage, de sécurisation de l’approvisionnement et de développement de solutions complémentaires, notamment le dessalement et la réutilisation des eaux usées traitées.
Le regain observé en ce début d’année 2026 redonne néanmoins une marge de manœuvre précieuse au Royaume et ravive l’espoir d’une stabilisation progressive de la situation hydrique, sous réserve de la continuité des précipitations et d’une gestion prudente des ressources disponibles.


