Le Maroc se positionne comme un acteur clé de l’hydrogène vert, attirant les grands investisseurs mondiaux avec des projets ambitieux. L’axe Agadir-Dakhla, en particulier, se distingue par son potentiel exceptionnel, avec des investissements colossaux et des infrastructures de pointe.
Un développement stratégique pour l’hydrogène vert
Les projets actuellement à l’étude et en développement au Maroc affichent une capacité cumulée dépassant les 120 GW en énergies renouvelables. Selon le baromètre du groupe Gi2 de Badr Ikken, ces initiatives représentent plusieurs centaines de milliards de dollars d’investissements. Bien que cette analyse ne couvre qu’une partie des projets en cours, elle révèle une forte concentration d’investissements dans les régions du Souss-Massa et de Dakhla-Oued Eddahab.
Ces projets englobent toute la chaîne de valeur de l’hydrogène vert, incluant la production d’énergies renouvelables (éolien et solaire), les infrastructures associées, l’électrolyse, la synthèse d’ammoniac et de méthanol, ainsi que la captation et valorisation du CO₂. L’essor du secteur entraîne également le développement d’un écosystème industriel intégrant la logistique, le stockage et la production d’équipements spécialisés.
Six nouveaux projets pour 319 milliards de dirhams
Dans le cadre de la mise en œuvre de « l’Offre Maroc », le gouvernement a récemment sélectionné six projets portés par cinq consortiums internationaux. Ces projets, qui nécessitent un investissement total de 319 milliards de dirhams, marquent une avancée significative dans l’ambition marocaine de devenir un leader mondial de l’hydrogène vert.
Les groupes sélectionnés incluent :
- ORNX, composé de l’américain Ortus, de l’espagnol Acciona et de l’allemand Nordex, spécialisé dans la production d’ammoniac.
- Un autre consortium réunissant l’émirati Taqa et l’espagnol Cepsa, dédié à la production d’ammoniac et de carburants industriels.
- La société marocaine Nareva, engagée dans la production d’ammoniac, de carburants industriels et d’acier vert.
- Le saoudien ACWA Power, également investi dans l’acier vert.
- Un dernier consortium chinois, constitué de UEG et China Three Gorges, axé sur la production d’ammoniac.
Ces projets, attribués selon une sélection rigoureuse et transparente, bénéficieront d’une assiette foncière maximale de 30 000 hectares chacun. L’État veille à garantir un usage optimal des terres publiques et à établir des contrats équilibrés avec les investisseurs.
Un cadre stratégique renforcé
Le gouvernement a accéléré le déploiement de « l’Offre Maroc », en droite ligne avec les Hautes Directives Royales. L’initiative a été officiellement lancée le 11 mars 2024 via une circulaire du Chef du gouvernement. Elle vise à structurer la filière de l’hydrogène vert en capitalisant sur la position géographique du Maroc, ses ressources naturelles abondantes et ses infrastructures modernes.
Par ailleurs, cette dynamique s’inscrit dans la continuité des accords conclus en octobre 2024 entre le Maroc et la France. Ces accords impliquent TotalEnergies, l’Office Chérifien des Phosphates et Engie, avec des projets complémentaires dans la filière hydrogène.
Un Maroc compétitif sur la scène mondiale
Grâce à sa stratégie proactive et aux opportunités qu’elle crée, le Maroc se positionne parmi les leaders mondiaux de l’hydrogène vert. La convergence des investissements, la mise en place de partenariats internationaux solides et l’engagement du gouvernement en font un hub incontournable pour le développement des énergies propres.
Avec ALM