Les courts séjours séduisent de plus en plus de voyageurs, avec 43 % des Français ayant opté pour ce type d’escapade en 2024, selon le baromètre Opodo 2025. Toutefois, cette tendance accentue la surfréquentation de certaines destinations et soulève des questions sur ses impacts environnementaux et économiques.

Depuis la reprise du tourisme post-Covid, les flux se concentrent sur un nombre restreint de destinations. À l’échelle mondiale, 95 % des touristes visitent moins de 5 % des terres émergées, tandis qu’en France, 80 % de l’activité touristique se limite à 20 % du territoire. Cette concentration génère des pressions sur le marché locatif, des nuisances et des menaces pour le patrimoine.

Face à ce phénomène, plusieurs villes ont mis en place des mesures restrictives. Marseille a instauré des quotas d’accès aux Calanques, Venise impose un ticket d’entrée, et Barcelone prévoit d’interdire les locations Airbnb d’ici cinq ans.

Cependant, ces voyages courts restent essentiels pour l’économie locale. De nombreux commerçants et hôteliers bénéficient de cette affluence. Pour certains voyageurs, ces mesures apparaissent contradictoires avec l’objectif de relancer l’économie, d’autant que les coûts élevés des transports en France incitent davantage à se tourner vers des destinations étrangères accessibles à moindre coût.

L’essor des courts séjours s’explique aussi par l’accessibilité des transports low-cost et par un besoin croissant d’évasion. Face aux défis du surtourisme, les plateformes comme Booking développent des outils basés sur l’intelligence artificielle pour proposer des destinations alternatives moins saturées.

Source: bfmtv.com

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