Déployé à Casablanca et étendu progressivement à Kénitra et Tanger, le système limite le recours à de nouvelles ressources hydriques pour les opérations ferroviaires.

L’ONCF affirme réutiliser 97 % de l’eau grâce à son dispositif Rewater Train. Déployé à Casablanca, le projet est en cours d’extension vers Kénitra et Tanger afin de réduire les prélèvements de nouvelles ressources hydriques.

Industrie du Maroc a relayé cette performance après la distinction obtenue par l’Office à Berlin lors d’InnoTrans 2026. Le projet a reçu un prix de l’Union internationale des chemins de fer consacré à l’impact environnemental.

La réutilisation devient un outil industriel

Le principe consiste à traiter puis réemployer l’eau utilisée dans les opérations ferroviaires, au lieu de la rejeter après un seul cycle. Le taux annoncé de 97 % montre qu’une activité industrielle peut réduire fortement ses besoins en eau neuve lorsqu’elle organise une boucle de récupération.

L’extension à plusieurs sites permettra de vérifier si la performance observée à Casablanca peut être reproduite dans des installations différentes. Le volume total économisé, la qualité de l’eau traitée et la continuité du dispositif seront les indicateurs les plus utiles pour mesurer son impact.

Une réponse à la rareté de l’eau

Dans un pays exposé à un stress hydrique durable, les grands opérateurs publics sont attendus sur la réduction de leurs consommations. La réutilisation évite de mobiliser de l’eau de qualité supérieure pour des usages qui peuvent être assurés avec une ressource traitée.

Rewater Train peut aussi servir de référence à d’autres activités fortement consommatrices. Pour que l’expérience fasse école, l’ONCF gagnerait à publier régulièrement les volumes récupérés, les coûts d’exploitation et les économies obtenues sur chaque site.

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