Le Maroc confirme son statut de locomotive régionale de la transition énergétique. Selon le rapport international «Tracking SDG 7: The Energy Progress Report 2026», le Royaume figure désormais parmi les dix premiers pays au monde ayant mobilisé le plus de financements publics internationaux en faveur des énergies renouvelables au cours des quinze dernières années.
Entre 2010 et 2024, le Maroc a capté 6,6 milliards de dollars de financements dédiés aux projets verts, se classant au dixième rang mondial et au troisième rang africain, derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte. Une performance qui traduit la confiance des bailleurs internationaux dans la stratégie énergétique engagée par le Royaume depuis plus d’une décennie.
Le rapport, élaboré par plusieurs institutions internationales, dont la Banque mondiale, l’Agence internationale de l’énergie et l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, souligne que le Maroc fait partie des quatre principaux bénéficiaires des financements destinés à la région Asie occidentale et Afrique du Nord, aux côtés de la Turquie, de l’Azerbaïdjan et de l’Égypte.
Cette dynamique s’inscrit dans l’ambition nationale de porter la part des énergies renouvelables à 52% de la capacité électrique installée d’ici 2030. Les investissements internationaux se concentrent principalement sur le solaire et l’éolien, deux filières qui représentent respectivement plus de la moitié et près du quart des financements accordés dans la région.
Au-delà des montants mobilisés, ces investissements constituent un levier stratégique pour renforcer la souveraineté énergétique du pays, réduire sa dépendance aux importations d’hydrocarbures et limiter l’exposition des consommateurs aux fluctuations des marchés internationaux de l’énergie.
Le développement des énergies propres répond également à un impératif économique. L’essor des infrastructures solaires et éoliennes crée de nouvelles opportunités industrielles, stimule l’investissement privé et accompagne la montée en puissance de secteurs fortement consommateurs d’électricité, notamment l’industrie, le dessalement de l’eau de mer et les futures filières liées à l’hydrogène vert.
Le rapport souligne par ailleurs les progrès réalisés en matière d’accès à l’électricité. Grâce au Programme d’électrification rurale globale, le Maroc affiche aujourd’hui un taux d’électrification supérieur à 99%, faisant figure d’exception sur le continent africain où plusieurs régions continuent de souffrir d’importants déficits énergétiques.
Dans un contexte mondial marqué par le ralentissement de l’aide publique au développement et la concurrence accrue pour l’accès aux financements climatiques, la capacité du Maroc à attirer durablement les capitaux internationaux apparaît désormais comme l’un des piliers de sa stratégie de transition énergétique et de son ambition de devenir un hub régional des énergies renouvelables.
Avec Le360



