Portée par l’essor de l’intelligence artificielle, la consommation d’électricité des data centers devrait connaître une hausse spectaculaire à l’horizon 2030.

Selon Agence internationale de l’énergie, dans son rapport Key Questions on Energy and AI, la demande mondiale passerait de 485 TWh en 2025 à 945 TWh en 2030, soit quasiment un doublement en cinq ans.

Pour répondre à cette croissance, la production d’électricité dédiée devrait dépasser les 1.000 TWh. Les énergies renouvelables devraient jouer un rôle majeur, avec plus d’un tiers du mix, atteignant environ 360 TWh. En parallèle, le gaz naturel devrait fortement progresser pour atteindre près de 340 TWh, représentant à lui seul environ 30% de l’approvisionnement des data centers.

Le nucléaire contribuera également à cette dynamique, avec une production estimée à près de 120 TWh en 2030, tandis que le charbon restera présent, notamment en Chine, avec environ 20% du mix énergétique.

Le rapport souligne toutefois une limite importante : le recours massif aux contrats d’achat d’électricité (PPA) par les opérateurs. Si ces contrats garantissent une énergie bas carbone sur le papier, ils ne correspondent pas toujours à une production réelle au moment et au lieu de la consommation. En pratique, les data centers, qui fonctionnent en continu, dépendent encore largement de sources pilotables comme le gaz ou le charbon pour assurer la stabilité du réseau.

En Afrique, la dynamique reste marginale. La consommation électrique des data centers devrait passer de 1,6 TWh en 2025 à 2,9 TWh en 2030, un niveau encore limité, reflétant le faible développement des infrastructures numériques et les contraintes des systèmes électriques.

Cette évolution met en lumière un enjeu majeur : concilier la montée en puissance de l’intelligence artificielle avec les impératifs de transition énergétique et de stabilité des réseaux électriques.

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