La région de Casablanca-Settat s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la gestion des déchets avec la mise en place d’une unité de valorisation énergétique à Médiouna. Ce projet d’envergure vise à convertir les déchets ménagers en électricité injectée dans le réseau local.
Implantée sur un site de 260 hectares à Majjatia, cette infrastructure, présentée comme la plus importante du continent africain, mobilise un investissement de 14,5 milliards de dirhams. Elle repose sur un partenariat associant l’État, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), la Société régionale multiservices Casablanca-Settat, les collectivités territoriales ainsi que des partenaires internationaux.
L’installation aura pour mission de traiter environ 4.000 tonnes de déchets ménagers et assimilés par jour, provenant des différents arrondissements de Casablanca et des communes environnantes. L’objectif est double : réduire la pression environnementale liée aux déchets et produire une énergie locale.
Selon les projections, la production électrique issue de cette valorisation pourrait couvrir les besoins d’environ un million de personnes, soit entre 200.000 et 250.000 ménages. La consommation estimée se situe entre 5 et 10 millions de kWh par jour.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de transition énergétique et de développement durable, en valorisant des ressources jusque-là peu exploitées. Il s’appuie également sur des expériences déjà menées au Maroc, notamment à Fès, où la méthanisation permet de produire du biogaz à partir des déchets.
Au-delà de la production d’énergie, cette initiative marque une évolution structurelle dans la gestion des déchets urbains, en intégrant pleinement les logiques d’économie circulaire et de production énergétique locale.
Avec Assabah


