La capacité installée en énergies renouvelables au Maroc a atteint 5.158 mégawatts à fin 2025, selon le rapport statistique 2026 de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Ce niveau marque une progression continue du mix énergétique national, qui a quasiment doublé en moins d’une décennie.
En 2016, cette capacité s’élevait à 2.813 mégawatts. Depuis, la montée en puissance s’est poursuivie de manière régulière, franchissant un cap significatif en 2024 avec 5.010 mégawatts, avant d’atteindre un nouveau record en 2025. Cette dynamique traduit une transformation progressive du système électrique, portée par le développement des énergies décarbonées.
L’éolien et le solaire constituent les principaux moteurs de cette croissance. La capacité éolienne est passée de 897 mégawatts en 2016 à 2.173 mégawatts en 2025, illustrant une expansion soutenue du parc. Le solaire, quant à lui, a connu une progression par étapes, liée à la mise en service de grandes infrastructures, pour atteindre 1.187 mégawatts sur la même période.
Dans le détail, le solaire photovoltaïque a fortement progressé, tandis que le solaire thermique à concentration s’est stabilisé à 510 mégawatts depuis 2018. Cette stabilité reflète le maintien des grandes installations existantes dédiées notamment au stockage de l’énergie.
L’hydroélectricité conserve une contribution constante avec 1.770 mégawatts, incluant des installations conventionnelles et des stations de transfert d’énergie par pompage. Ces dernières jouent un rôle clé dans l’équilibrage du réseau électrique.
La bioénergie reste marginale avec 22 mégawatts, tandis que la géothermie et les énergies marines ne sont pas encore exploitées.
Selon l’IRENA, la part des renouvelables dans la capacité totale du pays a légèrement progressé, passant de 33,7 % en 2016 à 34,4 % en 2018, illustrant un équilibre entre l’augmentation de la demande énergétique et le développement des capacités propres.
Les données du rapport reposent sur des informations fournies par les autorités nationales, complétées par des sources publiques, dans une démarche visant à assurer la comparabilité internationale et la transparence des statistiques énergétiques.


