À l’occasion de la première Journée de l’efficacité énergétique, organisée le 1er avril 2026, le Maroc confirme une orientation stratégique centrée sur la réduction de la consommation énergétique et le renforcement de sa souveraineté. L’objectif fixé est clair : diminuer de 20% la demande énergétique nationale à l’horizon 2030.
Cette dynamique repose sur un ensemble de mesures structurantes, dont la signature de plusieurs conventions visant à accélérer la mise en œuvre des politiques publiques. Parmi elles figurent le déploiement des plans régionaux d’efficacité énergétique et de décarbonation, ainsi que la mise en place d’un label national pour les bâtiments résidentiels et publics.
Dans un contexte international marqué par l’instabilité des marchés énergétiques, l’efficacité énergétique s’impose comme un levier central. Au-delà de la production, la stratégie marocaine vise désormais à agir sur la consommation, en particulier dans les secteurs les plus énergivores comme le transport, l’industrie et le bâtiment.
Le secteur public joue un rôle moteur dans cette transformation. Le lancement du label ASL pour les bâtiments publics introduit un référentiel national permettant d’évaluer la performance énergétique des infrastructures. Cette approche vise à intégrer l’efficacité énergétique dès la conception des projets, avec un double objectif : réduire l’empreinte carbone et maîtriser les coûts à long terme.
La territorialisation de cette stratégie constitue un autre axe clé. Les Plans régionaux d’efficacité énergétique et de décarbonation (PREED) sont déployés dans l’ensemble des régions, avec des objectifs adaptés aux spécificités locales. Cette approche participative implique les collectivités territoriales et permet d’ancrer la transition énergétique au plus près des réalités du terrain.
Les premiers résultats montrent des gains significatifs, notamment dans certains bâtiments publics où la consommation énergétique a été réduite de manière importante. Des programmes ciblés, comme la mise à niveau énergétique des mosquées, illustrent cette montée en puissance.
Sur le plan réglementaire, le cadre législatif a été renforcé pour accompagner cette transition. L’introduction d’audits énergétiques obligatoires, la définition de standards pour les équipements et le développement de nouveaux mécanismes de financement contribuent à structurer le marché.
Au-delà des économies d’énergie, le Maroc ambitionne de faire émerger un véritable écosystème autour de la construction durable, en intégrant formation, innovation et développement de solutions locales.
À travers cette stratégie, le Royaume consolide une approche globale, articulée autour des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de la gouvernance territoriale, avec l’objectif de bâtir un modèle énergétique plus résilient et durable.


