Le partenariat énergétique entre le Maroc et l’Allemagne franchit une nouvelle étape. Réuni à Rabat le 17 février 2026, un parterre de responsables marocains et allemands a marqué la clôture du Projet d’Appui à l’Efficacité Énergétique au Maroc (PEEM I) et lancé officiellement sa seconde phase, le PEEM II, qui couvrira la période 2026-2028.
Présidée par le Secrétaire général du Département de la Transition Énergétique, Mohamed Ouhmed, la cérémonie a rassemblé notamment l’ambassadeur d’Allemagne au Maroc, le directeur général de l’AMEE, la directrice résidente de la GIZ ainsi que plusieurs responsables institutionnels, illustrant le caractère stratégique de cette coopération bilatérale.
Mis en œuvre entre 2021 et 2026 par la GIZ, en partenariat avec le ministère de la Transition énergétique et l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique, et financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, le PEEM I disposait d’un budget de 17 millions d’euros. Le programme s’est concentré sur trois secteurs à fort potentiel : le bâtiment, l’industrie et l’éclairage public.
Les résultats annoncés traduisent un impact significatif. Le projet a généré un potentiel d’économies d’énergie estimé à plus de 150 gigawattheures par an, soit l’équivalent d’une réduction annuelle supérieure à 70.000 tonnes de CO₂. Plus de 80 bâtiments ont bénéficié d’un accompagnement technique, 103 entreprises industrielles ont optimisé leurs procédés énergétiques et 17 communes ont modernisé leur éclairage public. Les projets soutenus ont également permis l’installation de plus de 10 mégawatts-crête de capacité photovoltaïque.
Au-delà des indicateurs techniques, le programme a mis l’accent sur le renforcement des compétences nationales. Plus d’un millier de cadres et de professionnels ont été formés, dont près d’un tiers de femmes, dans une logique d’inclusion et de montée en capacité des acteurs locaux.
Avec le PEEM II, les autorités entendent désormais accélérer le déploiement des solutions d’efficacité énergétique et favoriser leur passage à l’échelle. La nouvelle phase ambitionne de renforcer l’intégration de technologies à faibles émissions, de soutenir la compétitivité industrielle et d’accompagner la décarbonation progressive de l’économie marocaine.
À travers cette continuité, Rabat et Berlin confirment la solidité d’un partenariat structurant, où l’efficacité énergétique s’impose comme un levier central de compétitivité, de résilience climatique et de transition vers un modèle de croissance plus durable.


