La stratégie du Maroc en matière d’énergies renouvelables devrait stimuler la croissance économique en 2026, selon le rapport annuel “Perspectives économiques 2026” de Mastercard Economics Institute (MEI).
“Le Maroc devrait connaître une croissance réelle du PIB (produit intérieur brut) de 3,9% en 2026, dépassant la croissance mondiale prévue de 3,1%. Cette croissance est soutenue par une forte dynamique d’investissement dans les énergies renouvelables, une augmentation des IDE (investissements directs étrangers) et l’expansion des relations commerciales”, indique Mastercard dans un communiqué sur la publication de ce rapport qui examine comment les changements politiques mondiaux, ayant fait La Une des journaux en 2025, continueront d’influencer les économies du monde entier tout au long de l’année 2026.
Le positionnement stratégique du Royaume en tant qu’économie axée sur la durabilité, associé à des programmes accélérés de transition énergétique, contribue à renforcer la résilience économique à long terme, relève la même source.
“La transformation économique du Maroc s’accélère grâce à une transition décisive vers les énergies renouvelables et au développement stratégique de l’industrie. Avec l’expansion des investissements dans les énergies vertes, le pays est bien placé pour saisir de nouvelles opportunités, même si la dynamique commerciale régionale et mondiale continue d’évoluer”, a déclaré Khatija Haque, économiste en chef, EEMEA, au MEI, citée dans le communiqué.
“Le leadership du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables crée un nouveau potentiel économique prometteur, attire les investissements mondiaux et ouvre des portes aux entreprises locales pour se développer. Grâce à des relations commerciales croissantes et à une confiance soutenue des consommateurs, le Maroc façonne un avenir plus vert et plus compétitif pour son économie”, a dit, de son côté, Mohamed Benomar, directeur pays pour l’Afrique du Nord-Ouest chez Mastercard.
Ledit rapport révèle que le Maroc est en train de s’imposer rapidement comme un leader régional dans le domaine des exportations d’énergies renouvelables, en particulier l’hydrogène vert et l’énergie solaire, grâce à une géographie et un climat favorables qui attirent les investissements dans les industries tournées vers l’avenir. Les grands programmes d’investissement attirent des financements internationaux, en grande partie grâce à l’orientation stratégique du pays vers la durabilité et à sa position géographique favorable au commerce.
En outre, le Maroc a accru la part de ses échanges commerciaux avec les marchés émergents. La suppression des droits de douane sur les produits africains par la Chine continentale offre de nouveaux débouchés à l’exportation pour les producteurs marocains, tandis que l’approfondissement des liens commerciaux avec l’Asie et le Moyen-Orient devrait contribuer à compenser les pressions extérieures et à diversifier davantage les sources de revenus.
Le MEI prévoit que la transformation numérique, en particulier l’intégration plus poussée de l’IA, stimulera la productivité et la croissance. Le développement des infrastructures à long terme et les investissements stratégiques contribuent à renforcer les capacités nationales et permettent aux entreprises de s’adapter à l’évolution de la dynamique mondiale.
Le rapport fait aussi savoir que les outils numériques permettent de plus en plus aux petites et moyennes entreprises (PME) de rationaliser leurs opérations, de réduire leurs coûts et d’être plus compétitives. Mais pour réussir, les PME doivent faire preuve d’agilité stratégique et être prêtes à passer au numérique.
Celles qui sont les plus flexibles et les plus avancées sur le plan technologique sont susceptibles d’être les mieux placées pour accélérer leur croissance. Le MEI voit une opportunité pour les PME de continuer à gagner des parts de marché dans les services axés sur la technologie. Il existe une demande croissante pour des solutions technologiques locales et des offres plus spécialisées.
Les consommateurs du monde entier resteront avisés et se concentreront sur les dépenses internationales, axées sur la technologie et soucieuses du rapport qualité-prix. Ils continueront à privilégier les moments importants, tels que les voyages et les événements en direct, tout en restant sensibles au prix de nombreux biens de première nécessité.
Le rapport “Perspectives économiques 2026” s’appuie sur une multitude de données publiques et privées, notamment les données agrégées et anonymisées relatives aux ventes de Mastercard, ainsi que sur des modèles destinés à estimer l’activité économique, conclut le communiqué.
MAP


