Quinze nouvelles stations doivent renforcer un parc de 17 installations qui produit actuellement 410 millions de mètres cubes par an.
Le Maroc accélère le développement du dessalement de l’eau de mer afin de réduire la pression sur les barrages et de sécuriser l’approvisionnement du pays. Le gouvernement prévoit la construction de 15 nouvelles stations d’ici 2029, en complément des 17 installations existantes.
Le parc actuel produit 410 millions de mètres cubes par an. L’objectif est de porter la capacité nationale à 2,3 milliards de mètres cubes annuels à l’horizon 2030 ou 2033. Ce volume serait réparti entre l’eau potable à hauteur de 1,3 milliard de mètres cubes, l’irrigation agricole avec 700 millions et les usages industriels avec 300 millions.
Quatre projets prioritaires sont en cours de réalisation. La future station de Casablanca doit atteindre une capacité finale de 300 millions de mètres cubes par an. Une première mise en service est annoncée en 2026 avec une capacité de 200 millions de mètres cubes destinée au Grand Casablanca, à Settat, à Berrechid et aux zones littorales.
L’extension de la station de Jorf Lasfar alimente déjà plusieurs agglomérations côtières ainsi que Khouribga, présentée comme la première ville située à l’intérieur du pays à recevoir de l’eau dessalée.
Les stations de Safi et de Dakhla doivent être achevées en 2027. Celle de Safi couvrira l’ensemble des besoins en eau potable de la population urbaine et transférera une partie de sa production vers Marrakech.
À Dakhla, les travaux sont achevés à 97 %. La station consacrera 30 millions de mètres cubes par an à l’irrigation de 5 000 hectares de cultures maraîchères à haute valeur ajoutée et 7 millions de mètres cubes à l’approvisionnement en eau potable de la ville et de ses environs.
Le portefeuille supervisé par le ministère comprend également quatre extensions d’unités existantes et sept nouvelles constructions. Les stations de l’Oriental, de Tanger et de Rabat, d’une capacité comprise entre 150 et 300 millions de mètres cubes par an, doivent être achevées en 2029.
Les installations de Tan-Tan Guelmim, du Souss-Massa et de Tarfaya sont annoncées pour 2030. La station de Boujdour doit compléter le programme avec une entrée en service prévue en 2033.
Ces infrastructures doivent être alimentées exclusivement par des énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne. Le dessalement par osmose inverse consomme en moyenne entre 3 et 4 kWh par mètre cube produit. L’énergie représente environ 40 % des coûts de fonctionnement d’une station.


