Le Maroc poursuit sa montée en puissance dans l’hydrogène vert en misant aussi sur la formation. La troisième édition du Green Hydrogen Morocco Camp a réuni, du 6 au 11 juillet à Benguerir, étudiants, jeunes professionnels, chercheurs et industriels autour des technologies qui façonneront la future économie décarbonée.
Organisé par la GIZ Maroc, en partenariat avec l’IRESEN et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), ce programme intensif vise à développer les compétences nécessaires à une filière appelée à jouer un rôle stratégique dans la transition énergétique du Royaume.
Une immersion dans toute la chaîne de valeur
Pendant une semaine, les participants ont alterné cours, ateliers pratiques, études de cas et visites de sites de recherche.
Le programme a couvert l’ensemble de la chaîne de valeur de l’hydrogène vert : production d’électricité renouvelable, électrolyse, fabrication d’hydrogène, dérivés comme l’ammoniac, le méthanol ou les e-carburants, mais aussi stockage, transport, sécurité, durabilité et modèles économiques.
Les participants ont également découvert plusieurs plateformes de recherche de l’UM6P, dont le Green Energy Park et le Green & Smart Building Park.
Former les futurs spécialistes
La semaine s’est conclue par un hackathon au cours duquel les équipes ont proposé des solutions concrètes répondant aux défis techniques et industriels de la filière.
Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse la simple formation académique : il s’agit de préparer les compétences dont le Maroc aura besoin pour accompagner le développement des futurs projets industriels liés à l’hydrogène vert.
Une filière porteuse d’emplois
Au-delà des investissements dans les infrastructures, le développement de l’hydrogène vert suppose la constitution d’un vivier de profils qualifiés : ingénieurs, techniciens, chercheurs, spécialistes de la maintenance, de la sécurité ou encore de la logistique.
Depuis son lancement, le Green Hydrogen Morocco Camp a déjà rassemblé plus de 250 participants et intervenants issus d’universités, d’institutions publiques et d’entreprises.
Autre signal encourageant : les femmes représentaient 60 % des participants lors de cette troisième édition, témoignant d’une féminisation croissante des métiers scientifiques et technologiques liés à la transition énergétique.
Pour le Maroc, qui ambitionne de devenir un acteur majeur de l’hydrogène vert à destination des marchés européens, la montée en compétences des ressources humaines apparaît désormais comme un levier aussi stratégique que les investissements industriels eux-mêmes.
Avec Challenge


