Malgré les avancées enregistrées dans les énergies renouvelables, le Maroc demeure fortement dépendant des énergies fossiles. Selon l’Institut de l’énergie, 96 % des besoins énergétiques du Royaume sont encore couverts par des ressources fossiles importées, tandis que le pays reste privé de capacités de raffinage depuis l’arrêt de la Samir.
L’institut souligne toutefois que le Maroc s’est hissé au troisième rang africain en matière de capacités installées dans le solaire et l’éolien, illustrant les progrès réalisés au cours des dernières années dans la transition énergétique. Ces investissements permettent de renforcer progressivement la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national et de soutenir les objectifs de décarbonation.
Malgré cette dynamique, la forte dépendance aux importations d’hydrocarbures continue d’exposer le pays aux fluctuations des marchés internationaux et aux tensions géopolitiques. L’absence d’une capacité nationale de raffinage constitue également un facteur de vulnérabilité supplémentaire pour la sécurité énergétique du Royaume.
Pour l’Institut de l’énergie, le développement des énergies renouvelables doit désormais s’accompagner d’investissements dans les infrastructures de stockage, les réseaux électriques, l’efficacité énergétique ainsi que dans une stratégie globale visant à renforcer la souveraineté énergétique du pays.
L’enjeu est d’accélérer la diversification des sources d’énergie tout en réduisant progressivement la dépendance aux combustibles fossiles, afin de consolider la résilience énergétique du Maroc face aux défis économiques, climatiques et géopolitiques.


