Le Maroc renforce sa présence sur la scène environnementale internationale après son élection au Comité permanent de la Convention sur les espèces migratrices (CMS) pour la période 2026-2028. Cette désignation lui confère un rôle direct dans le suivi et l’orientation des décisions de cette instance stratégique.
Cette nomination, aux côtés de l’Ouganda et du Zimbabwe pour représenter l’Afrique, traduit la reconnaissance du rôle croissant du Royaume dans la protection de la biodiversité et sa participation active aux grandes enceintes internationales.
En intégrant cet organe clé, le Maroc participe désormais à la supervision de la mise en œuvre des décisions adoptées lors des conférences des parties, ainsi qu’à la définition des priorités et des programmes d’action pour les années à venir. Cette position lui permet également d’influer sur les mécanismes de financement et les orientations stratégiques de la convention.
Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement de l’implication du Royaume lors de la COP15 de la CMS au Brésil, où il a occupé des fonctions centrales dans la conduite des travaux et des négociations. À cette occasion, il a contribué à favoriser des décisions orientées vers des résultats concrets et à renforcer les logiques de coopération entre États.
Le Maroc met notamment en avant une approche axée sur la mise en œuvre effective des engagements, à travers le renforcement des capacités, l’amélioration des outils de suivi et la mobilisation de financements adaptés. Il défend également une gestion coordonnée des corridors migratoires, essentielle pour la préservation des espèces.
Au niveau régional, le Royaume s’illustre par des initiatives structurantes, en particulier en faveur de la mégafaune sahélo-saharienne. Ce programme, impliquant plusieurs pays, vise la protection d’espèces menacées à travers des actions de réintroduction, de suivi écologique et de coopération transfrontalière.
Sur le plan national, cette action s’appuie sur un dispositif étendu comprenant un réseau de parcs nationaux et de sites d’intérêt biologique couvrant plusieurs millions d’hectares. Des programmes spécifiques ciblent notamment les antilopes sahariennes, les oiseaux migrateurs et d’autres espèces sensibles, tandis que la protection des zones humides et des habitats naturels reste un axe central.
Le Maroc développe également des outils innovants pour améliorer la gestion de la biodiversité, notamment à travers l’usage de technologies de suivi, d’analyse de données et de participation citoyenne.
À travers cette élection, le Royaume consolide ainsi son positionnement comme acteur engagé dans la gouvernance internationale de la biodiversité, avec l’ambition de traduire ses engagements en actions concrètes en faveur de la préservation des espèces migratrices.


