La situation hydrique du Maroc s’est sensiblement améliorée au cours des derniers mois, portée par des précipitations abondantes et un enneigement exceptionnel. Selon les données présentées par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, devant la Chambre des conseillers, les apports hydriques cumulés ont atteint 4,07 milliards de mètres cubes entre le mois de septembre et le 20 janvier, dont près de 3,6 milliards de mètres cubes enregistrés durant les quarante derniers jours.
Les précipitations cumulées sur la même période se sont établies à 121,5 millimètres, soit une hausse de 114 % par rapport à l’année précédente. Ce niveau dépasse également de 24 % la moyenne observée entre 1990 et 2020. À ces pluies soutenues s’est ajouté un enneigement important, contribuant de manière significative à l’alimentation des ressources hydriques à l’échelle nationale.
L’effet de ces conditions climatiques favorables s’est traduit par une nette amélioration du taux de remplissage des barrages, passé de 28 % à 48 % en l’espace de quelques mois. Plusieurs bassins ont enregistré des progressions notables, renforçant les capacités de stockage et améliorant la disponibilité des ressources en eau.
Selon le ministre, cette évolution a permis de regagner en moyenne une année supplémentaire de réserves d’eau potable à l’échelle nationale, avec toutefois des disparités selon les bassins hydrauliques, allant d’une à trois années de sécurité hydrique. Cette amélioration offre un répit appréciable dans un contexte marqué ces dernières années par un stress hydrique prolongé.
Nizar Baraka a par ailleurs souligné que cette amélioration conjoncturelle s’accompagne de la poursuite des chantiers structurants engagés par le Royaume dans le cadre du Plan national de l’eau à l’horizon 2050. Ces efforts portent notamment sur l’accélération des projets de barrages, l’interconnexion des bassins, le développement du dessalement de l’eau de mer et la mobilisation des ressources en eau non conventionnelles, afin de renforcer durablement la sécurité hydrique du Maroc face aux aléas climatiques.
Avec L’Economiste


